Loin de vouloir condamner les nouvelles technologies, la spécialiste a d’abord tenu à en souligner les bénéfices. De nombreuses applications se sont développées, par exemple pour aider les personnes à arrêter de fumer ou à mieux gérer certaines douleurs chroniques. Internet ouvre un accès illimité à une multitude d’informations médicales ; il permet de tisser des liens sociaux, de se divertir…
Mais ces nouvelles technologies peuvent aussi avoir des effets délétères sur la santé et entraîner une cyberaddiction. La psychiatre a relayé plusieurs questionnements à ce sujet. Les acteurs de la santé publique ne sont pas unanimes sur la terminologie : certains parlent d’addiction ou de dépendance à internet, d’autres d’usage excessif, ou problématique ou pathologique. La question n’est pas anodine, elle peut orienter le traitement, selon qu’il s’agit d’une véritable addiction ou d’un usage excessif lié à l’environnement.